guider par la nostalgie à Pâques.


Les goûts des Québécois se sont raffinés en matière de chocolat, mais ils se laissent toujours guider par la nostalgie à Pâques.
C'est du moins ce qu'observe Michel Bilodeau, le cofondateur du Musée du chocolat de Bromont, en Montérégie.
Auparavant grand favori des consommateurs, le chocolat au lait cède tranquillement sa place au chocolat noir, moins calorique et avec un haut pourcentage de cacao, indique M. Bilodeau.
Il fait également état d'un retour aux sources dans l'industrie, avec l'émergence d'une approche « de la fève à tablette ».
Cette tendance relève selon lui de la volonté de mieux manger, alors que « toute la valeur du chocolat se retrouve dans son pourcentage de cacao ».
Mais les poules et lapins en chocolat, eux, ne seront pas détrônés de sitôt.
Les animaux de la basse-cour demeurent la source d'inspiration par excellence pour les moulages, affirme Michel Bilodeau, qui attribue cette pérennité à l'attachement des Québécois.
Les chocolateries spécialisées sont fidèles à ces classiques, mais les déclinent parfois différemment en ajoutant par exemple une touche de couleur à leurs confections.
Pour retrouver des superhéros en chocolat ou d'autres personnages plus originaux, il faut plutôt se tourner vers les épiceries, souligne le guide du musée bromontois.