Financer via Messenger ou WhatsApp


Financer via Messenger ou WhatsApp
Pour créer une campagne de financement, le parcours est similaire à celui des plateformes de crowdfunding "classiques". Il suffit de créer une page dédiée avec toutes les informations sur l'entreprise et le projet spécifique à financer. Aucune caution personnelle ou bilans ne sont à fournir. Les modalités du financement (ticket minimum d'investissement ou de prêt, durée de la campagne, taux de rémunération des prêts…) sont définies par l'entreprise.
Etape suivante : l'importation des bases de contacts (mail, fichier excel, réseaux sociaux…) de l'entreprise ou de l'entrepreneur. C'est à partir de ces données que l'IA pourra identifier les investisseurs "forts, moyens et faibles" et les inciter à financer l'entreprise. Pour ce faire, le robot choisit le canal le plus approprié. Certains contacts recevront un mail tandis que d'autres recevront un SMS, un Facebook Messenger ou même un message WhatsApp. "Il les contacte comme une personne le ferait dans la vraie vie", résume Harold Zimé. "Quand la personne reçoit le message, notre intelligence artificielle va aussi analyser son comportement. S'il ne l'ouvre pas, le robot ne renverra pas de message. On veut éviter tout spam", ajoute-t-il. En sept mois, le robot a communiqué avec 1,2 million de personnes en France et a totalisé plus de 10 millions d'échanges.
Le robot d'Ayomi est aussi utilisé pour accepter ou refuser les dossiers des entreprises. L'IA détecte si la société est en redressement judiciaire, si elle ne paie pas ses salariés, son loyer ou un prestataire. A ce jour, la start-up a déjà rejeté un "petit pourcentage" de dossiers.